Pastiche maladroit III, dernier article

Aux confesseurs

Hôtel de ville de Paris en feu, 1871, durant la Commune.

Hô­tel de vil­le de Pa­ris en feu, 1871, du­rant la Com­mu­ne.

…: no­ble mé­tier, très ras­sem­bleur, dans le si­lence des confes­sion­naux, bruyants à l’extrême lors­que rien n’est ex­pié que les mots (qui y ont trou­vé une tête dis­traite com­me au­tre au­tel, ama­tri­ce mo­dé­rée des fres­ques ita­lien­nes et des pa­piers bi­ble ca­res­sés aux len­de­mains des his­toi­res ter­ri­bles), du la­beur des cœurs pei­nés qui s’y as­seyent.
Aux feux fol­lets de pe­tite ou gran­de cou­ronne, ex­clus du Pa­lais de la dé­cou­verte, ser­tis sur les mau­vais al­lia­ges — pis­ci­nes de lave des joyaux ! —, pe­tits bouillons mais aux longs cours qui nous ap­pren­nent. Et grands brouillons : ve­nant aux soirs d’émeutes…!

Si tu vas au de­vant de cer­tains jeu­nes es­clan­dres, scan­da­les en bran­le de loin — par ex­cès de re­jets —, les pre­miers ac­cueillants ri­ront très cer­tai­ne­ment de ce que tu n’aies d’école de­puis la­quel­le ré­pan­dre.

Si tu viens aux jeu­nes hom­mes la bou­che tou­te em­pe­sée de pa­ro­les ca­té­chis­tes, tous se­ront as­sis, avec le re­gard ten­dre et pour toi res­tau­rés, tu as le Dieu pour toi des haies de feu fran­chies !

Nul ne sa­vait pour­tant de l’amant et du prê­tre, qu’ils ont as­sis par ter­re déjà leurs pro­pres maî­tres ; que tout ce qui dif­fè­re dans leurs tem­pes ré­veillées sont d’opposés pro­phè­tes. Qu’ils sou­hai­tent épou­ser, en cré­du­les en­fants ou en sa­ges ré­vol­tes — à la Ré­vol­te len­te — qui cher­chent, sur la tête, des poux aux âmes vio­len­tes.

Ce que tu as à dire ne dé­pend de l’intrigue, c’est avec cœur gui­dé que tu de­vien­dras gui­de.

Nou­vel­le­ment ailé par des­sus les gi­rons de cen­dres de se­mis. C’est aux pou­dres de blan­che qu’il re­vient de des­cen­dre, à l’orée som­bre des amis…


In­ten­tions

  1. In­tro Zoxea 1:09
  2. In­ter­lu­de an 2000 Zoxea 1:32
  3. Hym­ne du Mo­zoe­zet (la, la, la, la, la…) Zoxea 3:27
  4. le Jeu de la fo­lie Hubert-​Félix Thié­fai­ne 4:17
  5. Percus-​cuisses mal­adroi­tes sur Heart Beats Slow [An­gus & Ju­lia Sto­ne] Dua­lias 1:32
  6. U Got The Po­wer Swiss Lips 3:28


Ce jour­nal per­son­nel est ter­mi­né. Après cet échec par­tiel, et vu le peu de lec­teurs qu’il a at­ti­ré, j’ai dé­ci­dé de me re­ti­rer de la vie poé­ti­que (après… après…, non, de sui­te !). Je sou­hai­te bon cou­ra­ge aux poè­tes de de­main. Vous pou­vez le lire main­te­nant — il ne s’agira pour moi de ne plus fai­re que des cor­rec­tions et d’enrichir, au be­soin, le conte­nu mul­ti­mé­dia des ar­ti­cles déjà pu­bliés. À bien­tôt pour de nou­vel­les ex­pé­di­tions. Si vous avez be­soin d’une ex­pli­ca­tion qui m’était ve­nue il y a un peu plus d’un an, en pro­lon­geant une ci­ta­tion d’un court tra­vail de re­mi­se en ques­tion : « Pas­cal Qui­gnard, sur l’art mo­der­ne, ex­trait ». Lon­gue vie à la poé­sie qui ten­te de met­tre à bas les fas­cis­mes or­di­nai­res.

#FuckOff #Fin

  1. Il ré­agis­sait à celui-​là : « le Thuya ». 

Palais-​Royal

Palais-​Royal (mu­sée du Lou­vre ?), c’est un ma­tin où l’on s’assoit sur des fau­teuils d’après-midi. En­tre­voir les yeux af­fai­rés, lors­que l’ivresse vous fait fer­mer les iris bleus d’une af­flic­tion, pour ce que vous sa­vez ava­ler, pau­piè­re en rui­nes après le Sky, va­gue ré­ci­pient sue dans la po­che… fer­més, gri­sés com­me un ri­deau, spec­ta­cle de trot­toir mouillé, et ces pau­piè­res amu­sées — tou­tes ces ar­moi­res qui rient de vous ! Vous avez la bou­teille à l’arrière. Sau­vée la peau lis­se du re­gard ! Voir un fa­got de bou­ches pres­sées, ou bien­heu­reu­ses de se le­ver, après ce soir. C’est amu­sant.

L’espoir des au­tres ne vous sau­ve, de quel­que nau­fra­ge as­su­ré, com­me un re­frain, tant que de vous ni que du soin, vous ne di­tes rien qui n’ait de noir. Rien ne va plus, il nous faut lar­guer les amar­res : je vous le dis, d’où sont les ports qui me dé­tour­nent. Ce sont deux mâts, deux jam­bes, deux pieds. Dés­équi­li­brés en mère-​dune ! Je vous le dis, les sa­bles : au sec sur la lune ; où est la fem­me de ma je­tée, qui fait tour­ner les mar­rées bas­ses. Je re­çois com­me des mor­ceaux d’elle, cha­que fois que je cro­que la mé­las­se, com­me le goû­ter d’un pe­tit as­tre, où l’on mord les pous­siè­res d’été.

Rien ne vous im­por­te que dor­mir, dans une de ces ca­les pro­mi­ses par une co­hor­te d’infirmières, au ma­tin ve­nant dé­peu­plées, tout au­tant d’étoffe que de bure, com­me hom­mes en ar­mes — mil­liers de char­mes —, qui vous trans­por­tent tel ce da­mier dont se joue­rait tou­tes au­tres fem­mes, même ti­mi­des, al­coo­li­sées, sur des ter­ras­ses dé­co­rées de pions d’échecs et de Rei­nes noi­res.

L’envie d’ivresse : tout un chan­tier com­me ma vil­le. Rien n’y ga­gne et rien n’est per­du, si­non le souf­fle quand vous mar­chez. C’est au ma­tin clair qu’il pleu­vra tou­tes les bom­bes, l’automne est à nous : le voi­ci, que tout ex­plo­se. Ne blâ­mez pas et di­tes mer­ci, pour les nua­ges qui tom­bent sur vous.

C’est l’eau des mon­ta­gnes qui as­soit, dans les plus pe­ti­tes al­cô­ves, les Pa­ri­siens : mé­téo à por­tée de main ne vous sau­ve­ra pas de l’instant, où, de loin, les mous­sons des airs du Gulf stream vous équi­pe­ront d’épais feu­tres, de soies gri­ses, com­me si le ciel en­tier pen­chait — et vous avec — en tour de Pise. Ne trem­blez pas, tout est pen­sé ! Il suf­fi­ra de se ris­quer, « À l’abordage ! »

L’ennui plu­vieux, éter­ni­té contre les âges.

Pour les en­fants : ne pas dé­glu­tir les om­bra­ges.


Rutebeuf, la Complainte, trois versions

Je pu­blie ce mes­sa­ge pour exor­ci­ser, ce de­vait être le der­nier. Il date du 22 avril mais avait été pré­pa­ré des mois au­pa­ra­vant. D’un trop long voya­ge j’ai lon­temps vou­lu fai­re une œu­vre. Cet­te lut­te n’aura plus lieu : ja­mais je ne me sui­ci­de­rai. La vie ma bel­le aman­te. Les âmes bat­tues par les flots de lait ou de pé­tro­les, mes amis choi­sis dé­sor­mais. Amour.

Aux ailleurs qui font des leur(re)s : res­tez chez vous.
À cel­les et ceux qui se sont dit qu’ils le sa­vaient et n’y pou­vaient rien… : rien, ab­so­lu­ment rien non-​plus (dans le cas in­ver­se vous m’auriez sau­vé la vie, je vous le ga­ran­tis).
À tous les au­tres (sans ex­cep­tion) : par dé­faut je vous aime très dé­rai­son­na­ble­ment, jusqu’à ne plus sa­voir si je ne se­rais pas vous, par choix, pas par ha­sard.
À mon meilleur ami Mat­thieu, qui s’en ira loin : trouve-​toi chez eux s’il te plaît. Fais ça pour moi. 😉
À ma meilleu­re amie Hé­lè­ne : je n’ai pas ces­sé de pen­ser à toi, à ta si­tua­tion, à ta souf­fran­ce in­com­men­su­ra­ble de­puis qu’on se connaît, ne lais­se plus les sa­lauds te gâ­cher l’existence.
À mes pa­rents : bon cou­ra­ge, je vous aime. Vous avez sou­vent fait ce qu’il fal­lait, mal­heu­reu­se­ment vous avez aus­si fait tout ce qu’il ne faut ja­mais fai­re.
À tous les ma­la­des psy­chi­ques : n’acceptez ja­mais d’être consi­dé­rés com­me anor­maux, les cons sont anor­maux, il s’en trou­ve bien plus par­mi les gens conve­na­bles qui vous ju­gent. Informez-​vous et in­for­mez vos pro­ches et amis sur vo­tre ma­la­die. Ne cé­dez pas à vos dé­mons, gar­dez le cœur pur (vo­tre pro­blè­me vient en par­tie de là, chan­gez donc de che­min pas de cœur). Ne lâ­chez rien, ne lais­sez pas­ser au­cun mé­pris.
À cel­les à qui je l’ai dit en per­son­ne, « Je t’aime », à cel­les à qui je n’ai pas osé le dire : vous se­rez en moi éter­nel­le­ment. 29 ans que je vis grâ­ce à vous mes­de­moi­sel­les. Au­cu­ne en­vie d’avoir une pré­fé­rée, vous étiez plu­tôt nom­breu­ses à être tour à tour ma plus ra­vis­san­te et ma plus sub­ti­le pré­fé­rée. Si je vous dis qu’à cha­cu­ne je dois des mois ou des an­nées de pas­sion dé­vo­ran­te, je se­rais en deçà de la vé­ri­té. Je vous dois ma sur­vie jusqu’ici.
À N. M.-M., É., A. C., C. G., S. G., D., C. L. B., G. A… 💘

Joan Baez, Pau­vre Ru­te­beuf, chan­son de Léo Fer­ré (adap­tée de la Com­plain­te de Ru­te­beuf).

La Vie — la mien­ne, cel­le des au­tres —, c’est elle ma vé­ri­ta­ble amou­reu­se. Si vous vou­lez tout sa­voir, le 27 sep­tem­bre 2013 à 3h50 j’ai su que je ne m’en sor­ti­rai plus ja­mais.
Quand vous li­rez ce mes­sa­ge je ne se­rai plus là. Paix, amour in­con­di­tion­nel je vous en sup­plie. Adieu,… il n’y a pas d’autre mot.
 💜


Version originale

« Li mal ne sevent seul venir ; 
Tout ce m’estoit a avenir, 
S’est avenu. 
Que sont mi ami devenu 
Que j’avoie si pres tenu 
Et tant amé ? 
Je cuit qu’il sont trop cler semé ; 
Il ne furent pas bien femé, 
Si ont failli. 
Itel ami m’ont mal bailli, 
C’onques, tant com Diex m’assailli 
En maint costé, 
N’en vi un seul en mon osté. 
Je cuit li vens les a osté, 
L’amor est morte. 
Ce sont ami que vens enporte, 
Et il ventoit devant ma porte 
Ses enporta.
C’onques nus ne m’en conforta 
Ne du sien riens ne m’aporta. 
Ice m’aprent 
Qui auques a, privé le prent‮; 
Més cil trop a tart se repent 
Qui trop a mis 
De son avoir pour fere amis, 
Qu’il nes trueve entiers ne demis 
A lui secorre. 
Or lerai donc fortune corre 
Si entendrai a moi rescorre 
Si jel puis fere »

Ru­te­beuf,
la Com­plain­te1.

Interprétation

« Les maux ne savent pas seuls venir ; 
Tout ce m’était à advenir 
S’est advenu. 
Que sont mes amis devenus 
Que j’avais de si près tenus
Et tant aimés ? 
Je crois qu’ils sont trop clair semés ; 
Ils ne furent pas bien fumés, 
[aus]Si sont fanés. 
De tels amis ne m’ont pas protégé, 
Jamais, quand Dieu m’a assailli 
En maint côtés, 
N’en vit un seul dans ma demeure, 
Je crois le vent les a ôtés, 
L’amour est morte. 
Ce sont amis que vent emporte 
Et il ventait devant ma porte, 
[aussi] Les emporta. 
Jamais nul ne me conforta 
Ni du sien rien ne m’apporta. 
Ceci m’apprend : 
Ce qu’aucun a, l’ami le prend ; 
Mais c’est trop tard qu’il se repent 
D’avoir trop mis 
De son avoir pour faire amis 
Qu’il ne trouve entiers ni demis 
A son secours. 
Je laisserai fortune courr[ir], 
Et n’entendrai qu’à moi rescousse 
Si je puis faire »

Mau­ri­ce des Ulis (in­ter­pré­ta­tion)2.


Adaptation en français moderne

« Que sont mes amis devenus 
Que j’avais de si près tenus 
Et tant aimés 
Ils ont été trop clairsemés 
Je crois le vent les a ôtés 
L’amour est morte 
Ce sont amis que vent me porte 
Et il ventait devant ma porte 
Les emporta

Avec le temps qu’arbre dé­feuille 
Quand il ne res­te en bran­che feuille 
Qui n’aille à ter­re 
Avec pau­vre­té qui m’atterre 
Qui de par­tout me fait la guer­re 
Au temps d’hiver 
Ne convient pas que vous ra­con­te 
Com­ment je me suis mis à hon­te 
En quel­le ma­niè­re

Que sont mes amis de­ve­nus 
Que j’avais de si près te­nus 
Et tant ai­més 
Ils ont été trop clair­se­més 
Je crois le vent les a ôtés 
L’amour est mor­te 
Le mal ne sait pas seul ve­nir 
Tout ce qui m’était à ve­nir 
M’est ad­ve­nu

Pau­vre sens et pau­vre mé­moi­re 
M’a Dieu don­né, le roi de gloi­re 
Et pau­vre ren­te 
Et droit au cul quand bise ven­te 
Le vent me vient, le vent m’évente 
L’amour est mor­te 
Ce sont amis que vent em­por­te 
Et il ven­tait de­vant ma por­te 
Les em­por­ta »

Mau­ri­ce des Ulis,
la Gries­che d’Hiver (in­ter­pré­ta­tion)3.


.– _​/ s. d. s. p. \*/​-–—/​/​



Tout doux lis­te

Au re­voir. 😑, « Une pro­chai­ne fois peut-​être. »


Sinon vous avez déjà entendu Rutebeuf récité par un comédien du journal culturel de radio PTT en 1924 ? 😙

  1. Ce co­mé­dien de re­nom­mée DÉPARTEMENTALE était vrai­ment très doué pour son épo­que (il a mal­heu­reu­se­ment péri tra­gi­que­ment lors d'un ac­ci­dent d'aspirateur en 1945 après avoir sur­vé­cu à trois cri­ses d'urticaire ai­guës, non mais très très ai­guës) Ad­mi­rez la qua­li­té du mon­ta­ge (ir­ré­pro­cha­ble, mer­ci) 1:52

  1. Sour­ce : [Goo­gle Li­vres]. 
  2. [Re­trou­ver la sour­ce.] 
  3. Sour­ce : wfr​.tcl​.tk